Chief Happiness Officer, ou l’art de mettre les molécules du bonheur en ébullition

Le très sérieux poste de Chief Happiness Officer ou CHO n’en est encore qu’à ses balbutiements mais il fait déjà partie des 5 métiers qui recruteront le plus demain. Nous explicitons ici le fonctionnement des quatre neurotransmetteurs constitutifs du bonheur pour déterminer les leviers d’action qui permettent de stimuler ces leviers motivationnels déterminants. Sensation d’un bien-être psychique et physique, amour, plaisir, leadership, plénitude, envie de mener des projets, motivation, énergie, confiance et estime de soi : la grande majorité des facteurs que l’on considère comme des composants du bonheur ont des constituants neurobiologiques.

A travers l’action de ces hormones, l’objectif est de mettre en exergue les responsabilités du CHO qui, demain, influera de manière probante sur le bien-être des collaborateurs, et par voie de conséquence, sur les performances globales de l’entreprise. Analyse scientifique d’un métier d’avenir plus challengeant et complexe que ce que l’on pourrait croire de prime abord.

Piloter l’activité avec proximité pour stimuler la Dopamine

La dopamine, qualifiée d’hormone de l’action, intervient dans la motivation, la projection d’émotions positives et nous pousse à aller de l’avant. Un bon niveau de dopamine favorise la mobilisation des énergies et encourage l’activité. L’excès de dopamine engendre l’état euphorique qui incite à rechercher des situations à risque et à l’inverse, une carence de cette substance rend passif, en plongeant l’individu dans un état réactif où il subit les choses, à la limite de la léthargie.

Il y a différents éléments qui favorisent la production de dopamine. L’activité physique augmente le taux de calcium, indispensable pour sa production et son utilisation par les cellules cérébrales. Il en va de même pour l’alimentation saine.

Les messages positifs que l’on reçoit sont aussi un excellent moyen d’augmenter le taux de celle que l’on appelle « l’hormone de la récompense. » Lorsque nous obtenons quelque chose que nous convoitions, de la reconnaissance de nos référents, un succès professionnel ; l’atteinte d’un objectif ; notre cerveau procède à une libération massive de dopamine qui génère une intense sensation de satisfaction.

A ce sujet, de récentes expériences suggèrent que l’anticipation même de la récompense favoriserait la libération croissante de substance et permettrait d’entretenir la motivation tout au long de la tâche effectuée. En d’autres termes, c’est la promesse d’une libération massive de dopamine qui nous incite à agir pour obtenir ce que nous désirons. D’où son rôle central dans le processus de motivation. Nous parvenons ainsi à rester motivés malgré le fait que l’obtention de notre objet de désir soit différée dans le temps. C’est elle que l’on ressent lors de l’atteinte de gros objectifs mais aussi lorsque l’on coche avec satisfaction une tâche de sa To-Do-List ou que l’on fait le tri de ses emails.

A cet égard, le Chief Happiness Officer devra donc être l’ambassadeur du fonctionnement en mode projet. Cette dynamique permet en effet de faire des points réguliers sur l’état d’avancement des sujets, de mesurer le chemin parcouru et de piloter la motivation et l’énergie des équipes dans la durée.

Le taux de sérotonine dépend notamment de la qualité de la relation

L’ensoleillement, le sport, les relations sociales, les pensées positives et les contacts physiques agissent positivement sur l’ensemble de l’organisme à travers une hormone, la sérotonine. Cette dernière influence de façon positive le comportement et l’humeur de l’individu. Elle apporte calme, bien être et confiance en soi. Elle est également responsable du sentiment d’appartenance, de fierté du statut social et joue un rôle dans la mécanique de reconnaissance.

Il incombe donc au Chief Happiness Officer d’intervenir sur l’agencement des espaces de travail, ces derniers ayant un réel impact sur le bien-être des équipes. Des espaces de travail ensoleillés, une salle de sport, une cantine proposant des produits de qualité et sains, sans oublier d’inciter les collaborateurs, à travers l’organisation d’évènements du type cours de yoga, à pratiquer certaines disciplines de développement personnel telle que la méditation, un outil essentiel pour accéder à l’équilibre émotionnel.

La sérotonine est diffusée quand on se sent important et utile. En d’autres termes, comprendre le sens et l’utilité des tâches qui nous sont confiées a un impact prépondérant sur l’envie de les réaliser. La sécrétion de la sérotonine nous apporte alors une humeur positive et constructive et nous permet de mener à bien nos projets.

Le CHO doit donc faire vivre l’idée qu’une entreprise jouissant d’un ADN cohérent verra le bonheur sonner à sa porte. Un ADN cohérent et formalisé permettra en effet à chacun de raccrocher ses tâches quotidiennes à la mission intemporelle de l’entreprise et aura donc, à juste titre, le sentiment d’être utile et de faire un travail qui a du sens et une réelle valeur ajoutée. Bien entendu, l’efficacité de ce levier dépendra aussi de la capacité du système à implémenter des projets pertinents, en cohérence avec la raison d’être de l’entreprise.

L’ocytocine : l’hormone du lien humain.

Elle est l’hormone de l’amour, de l’amitié, de la générosité et du lien humain. Nous la libérons lorsque nous passons du temps à la construction de la relation en face à face, celle qui nécessite une réelle intelligence émotionnelle et non pas celle qui existe via emails ou au travers des réseaux sociaux. Puisqu’elle nous permet de créer de vraies relations, elle renforce également la sensation de sécurité, la confiance, la sérénité et elle donne un coup de fouet à notre système immunitaire.

L’anxiété et le stress chronique fragilise petit à petit notre système immunitaire et inhibe la production d’ocytocine (et avec notre capacité à l’empathie et la générosité) conduisant certains au burn-out. Le stress inhibe aussi notre accès à la pensée claire. En d’autres termes, il nous empêche d’avoir l’esprit disponible pour les raisonnements logiques et l’action efficace. Nous évoluons alors dans les territoires limbiques de notre cerveau, sièges des émotions, avec la peur comme principal « carburant », et nous sommes dans l’incapacité de faire appel à notre cortex préfrontal, siège de la pensée.

Dès lors, il nous est impossible de communiquer efficacement avec nos congénères et chaque échange a de fortes chances d’ajouter encore d’avantage de complexité à une situation déjà tendue. Quand un manager stress ou contribue au stress de ses équipes, il va à l’encontre de l’efficacité et se place aux antipodes du principe même de leadership.

Il incombe donc au Chief Happiness Officer de permettre aux managers de proximité de faire vivre les conditions de la motivation auprès de ses équipes. Donner du sens, fixer des exigences motivantes, favoriser le développement des collaborateurs à travers une valorisation des progrès et des débriefings stimulants, poser un cadre et un système de valeurs en le faisant vivre dans la durée, toutes ces missions auront un réel impact sur l’état d’esprit et le bien-être des équipes. S’ajoute à cela la canalisation de l’affect qui permettra de gérer le stress et de rester factuel dans les moments où la tension sera un peu plus forte qu’à l’accoutumée.

ENDORPHINE : l’hormone du bien être psychique et mental

Il est à noter que le rire et l’activité sportive sont des éléments simples mais particulièrement efficaces pour déclencher la génération d’endorphine. Et ces dernières participent de plusieurs façons à notre santé et à notre bien être psychique et mental :

  • Elles permettent la diminution du stress et de l’angoisse, et par conséquent, favorise les échanges « d’adultes à adultes ».
  • Grâce à elles, le système immunitaire est plus résistant, ce qui contribue en toute logique à diminuer le nombre d’arrêts maladie des collaborateurs même si ceux causés par les virus et les bactéries ne sont pas les plus problématiques. En revanche, les arrêts maladie pour manque profond d’énergie sont en effet bien plus néfastes mais cela tombe bien, c’est aussi au Chief Happiness Officer, à travers la création des conditions de la motivation, de résoudre ce type de problématiques.
  • Elles améliorent de la qualité du sommeil et par voie de conséquence, jouent un rôle prépondérant sur l’humeur, le dynamisme, l’enthousiasme et la concentration des équipes.

Le CHO est donc le garant de l’atmosphère qui règne dans l’entreprise et, à travers des temps collectifs réguliers tout au long de l’année, il favorisera le dynamisme et un état d’esprit positif pour l’ensemble des équipes.

En résumé, les 5 missions transverses, concrètes et centrales du Chief Happiness Officer

Le Chief Happiness Officer doit donc jouer un rôle prépondérant sur l’organisation de l’entreprise à travers cinq missions bien distinctes :

  1. La formalisation d’un ADN cohérent pour donner du sens
  2. Le fonctionnement en mode projet pour garantir l’endurance des équipes
  3. Le développement de l’intelligence émotionnelle des managers
  4. L’agencement de l’environnement de travail
  5. L’organisation de temps collectifs et de moments festifs

Plusieurs études très sérieuses, la plupart venues de prestigieuses universités d’Amérique du Nord tel que Harvard ou le MIT, démontrent une corrélation évidente entre la proportion de salariés heureux et épanouis et la performance globale de l’entreprise à laquelle ils appartiennent. Par exemple, l’étude révèle qu’un « salarié heureux est en moyenne deux fois moins malade, six fois moins absent et qu’il serait neuf fois plus loyal que les salariés peu épanouis dans leur quotidien professionnel. » C’est dire l’immense responsabilité qui repose désormais sur les épaules de celui qui orchestre le bonheur en entreprise. De l’organisation en mode projet aux conditions de travail, en passant par l’agencement des espaces détente et des salles de réunions qui libèrent la créativité de chacun ; sans oublier le développement de l’intelligence émotionnelle des managers de proximité et la cohérence globale de l’ADN de l’entreprise, les champs d’actions du Chief Happiness Officer sont aussi stratégiques que diversifiés. Il s’agit donc bien d’un poste qui, avec l’intérêt croissant des salariés pour le développement personnel, va prendre une place de plus en plus centrale au sein des organisations.

 

 

Barcelone – PSG : toutes les clés managériales qui permettront à Unaï Emery de reproduire l’exploit

Demain, le PSG a rendez-vous avec l’histoire à 20H45 au Camp Nou pour le match retour des huitièmes de finale de la ligue des champions. Après un premier acte d’anthologie qui a vu le PSG dominer l’ogre catalan de la tête et des épaules, quels sont les ressorts motivationnels que Unaï Emery peut utiliser pour que le deuxième acte soit d’un aussi bon acabit que le match aller ? Retour sur une technique managériale permettant de maintenir la motivation et la concentration de l’équipe sur la durée et ainsi reproduire les succès passés. Cette recette universelle qu’est la mécanique de bilan / lancement peut s’appliquer à tous les secteurs et à tous les projets ; et l’actualité du PSG est un excellent moyen de le démontrer.

Un bilan énergisant pour capitaliser sur la victoire du match aller

Le bilan a pour objectif de mesurer le chemin parcouru, de redonner l’énergie dépensée aux acteurs du projet et de capitaliser sur les raisons du succès. Pour se faire, le bon manager ou gestionnaire de projet se doit de suivre un processus bien défini.

1. Rappeler les enjeux et les objectifs du projet.

La mission que se sont donnés les dirigeants du PSG est claire : permettre au plus grand nombre de « rêver grand » grâce à un club qui domine le football mondial. L’objectif qui en découle est limpide : remporter la ligue des champions et ainsi devenir les maîtres incontestés de la scène européenne. Les hommes de Nasser Al-Khelaïfi se sont incontestablement rapprochés de cet objectif suprême et il semble déterminant de redonner du sens à cet exploit.

« Laissez-moi vous dire une seule chose : ce soir, vous avez permis à des millions de personnes de rêver plus grand. C’est notre raison d’être et vous pouvez être fiers de remplir votre mission avec autant d’enthousiasme et de panache ».

2. Raconter la période écoulée et les difficultés rencontrées

L’objectif de cette étape est de valoriser les efforts, les difficultés surmontées et les progrès de l’équipe pour redonner, à minima, l’équivalent de l’énergie dépensée sur la période.

« Pour en arriver à ce résultat, nous avons rencontré pléthore de difficultés. A commencer par les nombreuses éliminations et désillusions des années passées contre le FC Barcelone qui trottaient obligatoirement dans tous les têtes. S’ajoute à cela la blessure de Thiago, notre pilier en défense, la veille du match et l’inexpérience au plus haut niveau de kimpembe. Sans oublier le changement de philosophie de jeu implémentée au début de la saison qui a potentiellement perturbé votre philosophie de jeu et qui a pris du temps à être intégrée. Bref, ce match était loin d’être gagné et, au début de la rencontre, nous étions loin d’avoir la côte chez les bookmakeurs contre l’armada offensive de Barcelone. »

3. Citer les services contributeurs

Favoriser la transversalité signifie, quand les choses vont bien, de savoir rendre à César ce qui appartient à César. Et en l’occurrence, une telle victoire nécessite que l’ensemble du staff du PSG soit au diapason, et notamment le staff médical. Dans une compétition aussi relevée que la ligue des champions, pouvoir bénéficier d’une équipe (presque) au grand complet avec des joueurs à 100% de leur forme est une réelle condition de succès. Entre le déplacement à Bordeaux le vendredi soir et le match de mardi, il y a fort à parier que le staff technique et médical a remué ciel et terre pour permettre au coach d’aligner l’équipe la plus compétitive possible.

N’oublions pas les supporters parisiens qui avaient préparé un magnifique tifo pour l’entrée des joueurs sur la pelouse et qui ont supporté l’équipe dans une ambiance extraordinaire tout au long de la rencontre. Le 12ème homme à jouer son rôle à fond et, à n’en pas douter, a eu un impact déterminant sur l’issue de la rencontre.

4. Evoquer le résultat et féliciter les membres de l’équipe

« Joder chicos !!! 4-0 !! No van a olvidarlo ! Qué guay ! Qué buenos sois ! Angel, Julian, Edi, Marco, estais a tope !!! Increible !! » La langue maternelle reprend souvent le dessus dans les moments de colère… ou d’extase ! Nous pardonnerons aisément au coach ses écarts de langage sachant que le point 5 est bien plus important pour reproduire le succès dans la durée.

5. Tirer des enseignements à l’origine de la victoire éclatante

Eisenhower disait : « les grandes défaites se préparent les soirs des grandes victoires. »

Généralement, galvanisés par la victoire et l’euphorie, nous sommes tellement occupés à faire la fête et à célébrer l’heureux évènement que nous ne prenons pas suffisamment le temps d’analyser les raisons du succès. Et c’est pourtant les raisons de ce dernier qu’il convient d’analyser avec minutie pour en tirer des enseignements. C’est là qu’interviennent les indicateurs, qui, comme leur nom l’indique, indiquent si les fondamentaux sont respectés ou pas.

Encore à ses balbutiements, le big data fournira bientôt toutes les données possibles et imaginables sur des items extrêmement variés et il y a fort à parier que l’intelligence artificielle nous servira sur un plateau une analyse aussi minutieuse que pertinente. En attendant ce glorieux jour, c’est au manager ou au chef de projet d’analyser en profondeur les raisons du succès pour permettre à son équipe de capitaliser sur les bonnes pratiques ; et ainsi maximiser les chances de les voir se reproduire dans la durée.

« Une des clés a été la préparation minutieuse de ce match. Toutes ces heures à analyser les vidéos et le souci du détail à l’entrainement nous a permis de faire en sorte que le match se déroule exactement comme prévu ! On ne les a pas laissés respirer une seconde : pressing d’une intensité folle, agressivité phénoménale toujours dans le respect des règles, relance impeccable, verticalité et projection rapide vers l’avant, sérieux défensif et solidarité, efficacité dans le dernier geste, bref c’est une copie particulièrement propre qui a été rendue. »

6. Organiser un moment festif

Il peut s’agir d’un petit déjeuner, d’un apéro, d’un barbecue, d’un dîner d’équipe ou d’un team building. Cela dépendra de l’ampleur du projet mené à son terme ou du contrat conclu. Le but est simplement de continuer à se remémorer les étapes marquantes du projet, les bons souvenirs étant bien entendu facteurs de cohésion. Nul doute que les parisiens ont célébré cette victoire dignement, peut-être pour le plus grand bonheur du TFC, l’adversaire « d’après ».

Cette victoire marque à n’en pas douter un tournant dans l’histoire du club mais personne n’est dupe : le PSG n’a pas encore éliminé le Barça. Et il parait judicieux d’ajouter que le PSG n’a pas non plus remporté la ligue des champions et que la route semble encore longue et particulièrement tortueuse pour décrocher le saint graal. UnaÏ Emery va donc avoir besoin de remobiliser ses troupes à chacune des grosses échéances qui attendent le PSG sur le chemin du Principality Stadium de Cardiff.

Une causerie d’avant match efficace pour réussir le match retour

L’objectif d’un lancement est de concentrer l’énergie des collaborateurs et de les mobiliser sur des objectifs et des priorités clairement définies pour réduire le stress, inhérent dans ce genre de confrontation. Quelle tournure va donc prendre le speech de l’ancien patron du FC Séville ? Si nous pouvions nous mettre dans le short du coach, voici peu ou prou à quoi ressemblerait la causerie d’avant match.

1. Enoncer les principaux enjeux et les objectifs de la période à venir

Le lancement doit mettre en avant la cohérence des exigences et permettre aux collaborateurs de relier les tactiques de la période à venir à la stratégie globale de l’entreprise ou du service.

« Nous sommes sur le bon chemin pour monter sur le toit du football européen. L’objectif de ce soir, c’est de mettre un but avant la mi-temps. Je ne pense pas qu’ils pourront nous mettre 6 buts dans la même rencontre. »

2. Anticiper et évoquer les principales difficultés à venir

Ce n’est généralement pas un réflexe, mais dans l’annonce d’un changement ou dans le lancement d’un projet, il est important d’anticiper et de formuler les différents obstacles auxquelles l’équipe sera confrontée.

Cette étape qui peut sembler délicate a pour but d’augmenter la lucidité de l’équipe quant à la complexité de la mission, évite certaines mauvaises surprises et un certains nombres d’objections. Dire « Je sais que l’implémentation du nouveau système d’information tombe en pleine clôture et que cette année, l’exercice va être particulièrement délicat » permet de couper l’herbe sous le pied de l’auditoire et d’éviter les remarques contre-productives telles que « Voilà, et devine quand ça va tomber !? En pleine clôture ! C’est toujours pareil de toute façon ! »

« Ne faites pas l’erreur de croire que c’est jouer. Ils sont chez eux, ils vont utiliser toute la largeur du terrain pour nous déborder, la MSN a des statistiques stratosphériques et surtout, ils sont animés par une mécanique très puissante : la motivation revancharde. La presse et leur public les conspuent depuis notre victoire et je vous rappelle que le lion blessé est particulièrement dangereux. Les 15 premières minutes vont être très pénibles et il ne faudra surtout pas craquer au risque de faire naître de l’espoir chez nos adversaires. »

3. Expliquer les moyens pour atteindre l’objectif

La pression sur le jeu doit primer la pression d’enjeu. Le manager doit transformer la pression liée aux indicateurs et au résultat en concentration sur les tactiques qui garantissent le succès.

« Ils sont fragiles sur les coups de pieds arrêtés, ils vont être obligés de se découvrir et nous, nous allons procéder avec des contre-offensives rapides. Pour cela, les clés sont les mêmes qu’au match allé : pressing d’une intensité folle, agressivité phénoménale toujours dans le respect des règles, relance impeccable, verticalité et projection rapide vers l’avant, sérieux défensif et solidarité, efficacité dans le dernier geste. N’oubliez jamais que c’est votre état d’esprit de guerrier qui fera la différence. »

4. Concentrer les membres de l’équipe sur quelques priorités

La loi de Pareto, très utile, notamment dans la déclinaison d’une feuille de route, permet d’énoncer que 20% des efforts des collaborateurs représentent 80% du résultat obtenu. Le but est alors de définir les deux ou trois priorités majeures pour concentrer les membres de l’équipe sur les fondamentaux indispensables qui maximiseront les chances de succès.

« Solidarité, rigueur et concentration, intensité et précision dans les passes et pour finir, verticalité pour rapidement remonter le ballon. »

5. Rappeler des règles du jeu ou des fondamentaux négligées

Dans le cas d’un bilan après d’un résultat positif, les axes d’améliorations ne sont pas évoqués. Mais que les perfectionnistes se rassurent, ils n’ont pas été occultés pour autant. Et le lancement est l’occasion d’augmenter encore d’un cran le niveau d’exigence.

« Aujourd’hui, je veux que l’on reste concentré jusqu’à la fin du match. A l’allée, la fatigue aidant, il y a eu plus de déchet dans la relance et nous avons failli nous faire piéger sur un coup de pied arrêté. Je vous demande encore plus d’effort sur ce sujet capital. »

6. Encourager par un message positif en rappelant la principale condition de succès

« Ça se joue au mental les gars, je veux un état d’esprit irréprochable. C’est le PSG du match aller que je veux voir ce soir ! Prenez du plaisir, vous bossez toute l’année pour ces 90 minutes, éclatez-vous ! Et visez la victoire ! Si on va chercher le 2-0 dans la tête, le reste va suivre tout seul ! »

En résumé, qu’il s’agisse d’un lancement de produit ou d’une opération commerciale ; du kick-off d’un projet, d’une partie de foot ou d’une randonnée en montagne ; le bilan / lancement est un outil indispensable pour garantir durablement l’investissement d’une équipe autour d’un projet ambitieux en posant différents jalons qui permettront de minimiser les chances que l’équipe se relâche au beau milieu de l’aventure.

La problématique de la continuité, très présente notamment au sein des équipes commerciales fonctionnant sur des cycles mensuels, permet à chacun de mesurer le chemin parcouru pour reprendre de l’énergie et continuer d’avancer.

Et si on arrêtait avec la génération Y ?

Depuis l’avènement de la « génération » Y, de nombreux  articles et reportages ont tentés d’apporter des réponses et des explications aux comportements de ces « djeun’s » dont le mode de fonctionnement marque une rupture profonde avec le passé. Mais à force de chercher à analyser les mœurs de cette catégorie de la population, n’avons-nous pas prit certains raccourcis un peu caricaturaux ?

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