Barcelone – PSG : toutes les clés managériales qui permettront à Unaï Emery de reproduire l’exploit

Demain, le PSG a rendez-vous avec l’histoire à 20H45 au Camp Nou pour le match retour des huitièmes de finale de la ligue des champions. Après un premier acte d’anthologie qui a vu le PSG dominer l’ogre catalan de la tête et des épaules, quels sont les ressorts motivationnels que Unaï Emery peut utiliser pour que le deuxième acte soit d’un aussi bon acabit que le match aller ? Retour sur une technique managériale permettant de maintenir la motivation et la concentration de l’équipe sur la durée et ainsi reproduire les succès passés. Cette recette universelle qu’est la mécanique de bilan / lancement peut s’appliquer à tous les secteurs et à tous les projets ; et l’actualité du PSG est un excellent moyen de le démontrer.

Un bilan énergisant pour capitaliser sur la victoire du match aller

Le bilan a pour objectif de mesurer le chemin parcouru, de redonner l’énergie dépensée aux acteurs du projet et de capitaliser sur les raisons du succès. Pour se faire, le bon manager ou gestionnaire de projet se doit de suivre un processus bien défini.

1. Rappeler les enjeux et les objectifs du projet.

La mission que se sont donnés les dirigeants du PSG est claire : permettre au plus grand nombre de « rêver grand » grâce à un club qui domine le football mondial. L’objectif qui en découle est limpide : remporter la ligue des champions et ainsi devenir les maîtres incontestés de la scène européenne. Les hommes de Nasser Al-Khelaïfi se sont incontestablement rapprochés de cet objectif suprême et il semble déterminant de redonner du sens à cet exploit.

« Laissez-moi vous dire une seule chose : ce soir, vous avez permis à des millions de personnes de rêver plus grand. C’est notre raison d’être et vous pouvez être fiers de remplir votre mission avec autant d’enthousiasme et de panache ».

2. Raconter la période écoulée et les difficultés rencontrées

L’objectif de cette étape est de valoriser les efforts, les difficultés surmontées et les progrès de l’équipe pour redonner, à minima, l’équivalent de l’énergie dépensée sur la période.

« Pour en arriver à ce résultat, nous avons rencontré pléthore de difficultés. A commencer par les nombreuses éliminations et désillusions des années passées contre le FC Barcelone qui trottaient obligatoirement dans tous les têtes. S’ajoute à cela la blessure de Thiago, notre pilier en défense, la veille du match et l’inexpérience au plus haut niveau de kimpembe. Sans oublier le changement de philosophie de jeu implémentée au début de la saison qui a potentiellement perturbé votre philosophie de jeu et qui a pris du temps à être intégrée. Bref, ce match était loin d’être gagné et, au début de la rencontre, nous étions loin d’avoir la côte chez les bookmakeurs contre l’armada offensive de Barcelone. »

3. Citer les services contributeurs

Favoriser la transversalité signifie, quand les choses vont bien, de savoir rendre à César ce qui appartient à César. Et en l’occurrence, une telle victoire nécessite que l’ensemble du staff du PSG soit au diapason, et notamment le staff médical. Dans une compétition aussi relevée que la ligue des champions, pouvoir bénéficier d’une équipe (presque) au grand complet avec des joueurs à 100% de leur forme est une réelle condition de succès. Entre le déplacement à Bordeaux le vendredi soir et le match de mardi, il y a fort à parier que le staff technique et médical a remué ciel et terre pour permettre au coach d’aligner l’équipe la plus compétitive possible.

N’oublions pas les supporters parisiens qui avaient préparé un magnifique tifo pour l’entrée des joueurs sur la pelouse et qui ont supporté l’équipe dans une ambiance extraordinaire tout au long de la rencontre. Le 12ème homme à jouer son rôle à fond et, à n’en pas douter, a eu un impact déterminant sur l’issue de la rencontre.

4. Evoquer le résultat et féliciter les membres de l’équipe

« Joder chicos !!! 4-0 !! No van a olvidarlo ! Qué guay ! Qué buenos sois ! Angel, Julian, Edi, Marco, estais a tope !!! Increible !! » La langue maternelle reprend souvent le dessus dans les moments de colère… ou d’extase ! Nous pardonnerons aisément au coach ses écarts de langage sachant que le point 5 est bien plus important pour reproduire le succès dans la durée.

5. Tirer des enseignements à l’origine de la victoire éclatante

Eisenhower disait : « les grandes défaites se préparent les soirs des grandes victoires. »

Généralement, galvanisés par la victoire et l’euphorie, nous sommes tellement occupés à faire la fête et à célébrer l’heureux évènement que nous ne prenons pas suffisamment le temps d’analyser les raisons du succès. Et c’est pourtant les raisons de ce dernier qu’il convient d’analyser avec minutie pour en tirer des enseignements. C’est là qu’interviennent les indicateurs, qui, comme leur nom l’indique, indiquent si les fondamentaux sont respectés ou pas.

Encore à ses balbutiements, le big data fournira bientôt toutes les données possibles et imaginables sur des items extrêmement variés et il y a fort à parier que l’intelligence artificielle nous servira sur un plateau une analyse aussi minutieuse que pertinente. En attendant ce glorieux jour, c’est au manager ou au chef de projet d’analyser en profondeur les raisons du succès pour permettre à son équipe de capitaliser sur les bonnes pratiques ; et ainsi maximiser les chances de les voir se reproduire dans la durée.

« Une des clés a été la préparation minutieuse de ce match. Toutes ces heures à analyser les vidéos et le souci du détail à l’entrainement nous a permis de faire en sorte que le match se déroule exactement comme prévu ! On ne les a pas laissés respirer une seconde : pressing d’une intensité folle, agressivité phénoménale toujours dans le respect des règles, relance impeccable, verticalité et projection rapide vers l’avant, sérieux défensif et solidarité, efficacité dans le dernier geste, bref c’est une copie particulièrement propre qui a été rendue. »

6. Organiser un moment festif

Il peut s’agir d’un petit déjeuner, d’un apéro, d’un barbecue, d’un dîner d’équipe ou d’un team building. Cela dépendra de l’ampleur du projet mené à son terme ou du contrat conclu. Le but est simplement de continuer à se remémorer les étapes marquantes du projet, les bons souvenirs étant bien entendu facteurs de cohésion. Nul doute que les parisiens ont célébré cette victoire dignement, peut-être pour le plus grand bonheur du TFC, l’adversaire « d’après ».

Cette victoire marque à n’en pas douter un tournant dans l’histoire du club mais personne n’est dupe : le PSG n’a pas encore éliminé le Barça. Et il parait judicieux d’ajouter que le PSG n’a pas non plus remporté la ligue des champions et que la route semble encore longue et particulièrement tortueuse pour décrocher le saint graal. UnaÏ Emery va donc avoir besoin de remobiliser ses troupes à chacune des grosses échéances qui attendent le PSG sur le chemin du Principality Stadium de Cardiff.

Une causerie d’avant match efficace pour réussir le match retour

L’objectif d’un lancement est de concentrer l’énergie des collaborateurs et de les mobiliser sur des objectifs et des priorités clairement définies pour réduire le stress, inhérent dans ce genre de confrontation. Quelle tournure va donc prendre le speech de l’ancien patron du FC Séville ? Si nous pouvions nous mettre dans le short du coach, voici peu ou prou à quoi ressemblerait la causerie d’avant match.

1. Enoncer les principaux enjeux et les objectifs de la période à venir

Le lancement doit mettre en avant la cohérence des exigences et permettre aux collaborateurs de relier les tactiques de la période à venir à la stratégie globale de l’entreprise ou du service.

« Nous sommes sur le bon chemin pour monter sur le toit du football européen. L’objectif de ce soir, c’est de mettre un but avant la mi-temps. Je ne pense pas qu’ils pourront nous mettre 6 buts dans la même rencontre. »

2. Anticiper et évoquer les principales difficultés à venir

Ce n’est généralement pas un réflexe, mais dans l’annonce d’un changement ou dans le lancement d’un projet, il est important d’anticiper et de formuler les différents obstacles auxquelles l’équipe sera confrontée.

Cette étape qui peut sembler délicate a pour but d’augmenter la lucidité de l’équipe quant à la complexité de la mission, évite certaines mauvaises surprises et un certains nombres d’objections. Dire « Je sais que l’implémentation du nouveau système d’information tombe en pleine clôture et que cette année, l’exercice va être particulièrement délicat » permet de couper l’herbe sous le pied de l’auditoire et d’éviter les remarques contre-productives telles que « Voilà, et devine quand ça va tomber !? En pleine clôture ! C’est toujours pareil de toute façon ! »

« Ne faites pas l’erreur de croire que c’est jouer. Ils sont chez eux, ils vont utiliser toute la largeur du terrain pour nous déborder, la MSN a des statistiques stratosphériques et surtout, ils sont animés par une mécanique très puissante : la motivation revancharde. La presse et leur public les conspuent depuis notre victoire et je vous rappelle que le lion blessé est particulièrement dangereux. Les 15 premières minutes vont être très pénibles et il ne faudra surtout pas craquer au risque de faire naître de l’espoir chez nos adversaires. »

3. Expliquer les moyens pour atteindre l’objectif

La pression sur le jeu doit primer la pression d’enjeu. Le manager doit transformer la pression liée aux indicateurs et au résultat en concentration sur les tactiques qui garantissent le succès.

« Ils sont fragiles sur les coups de pieds arrêtés, ils vont être obligés de se découvrir et nous, nous allons procéder avec des contre-offensives rapides. Pour cela, les clés sont les mêmes qu’au match allé : pressing d’une intensité folle, agressivité phénoménale toujours dans le respect des règles, relance impeccable, verticalité et projection rapide vers l’avant, sérieux défensif et solidarité, efficacité dans le dernier geste. N’oubliez jamais que c’est votre état d’esprit de guerrier qui fera la différence. »

4. Concentrer les membres de l’équipe sur quelques priorités

La loi de Pareto, très utile, notamment dans la déclinaison d’une feuille de route, permet d’énoncer que 20% des efforts des collaborateurs représentent 80% du résultat obtenu. Le but est alors de définir les deux ou trois priorités majeures pour concentrer les membres de l’équipe sur les fondamentaux indispensables qui maximiseront les chances de succès.

« Solidarité, rigueur et concentration, intensité et précision dans les passes et pour finir, verticalité pour rapidement remonter le ballon. »

5. Rappeler des règles du jeu ou des fondamentaux négligées

Dans le cas d’un bilan après d’un résultat positif, les axes d’améliorations ne sont pas évoqués. Mais que les perfectionnistes se rassurent, ils n’ont pas été occultés pour autant. Et le lancement est l’occasion d’augmenter encore d’un cran le niveau d’exigence.

« Aujourd’hui, je veux que l’on reste concentré jusqu’à la fin du match. A l’allée, la fatigue aidant, il y a eu plus de déchet dans la relance et nous avons failli nous faire piéger sur un coup de pied arrêté. Je vous demande encore plus d’effort sur ce sujet capital. »

6. Encourager par un message positif en rappelant la principale condition de succès

« Ça se joue au mental les gars, je veux un état d’esprit irréprochable. C’est le PSG du match aller que je veux voir ce soir ! Prenez du plaisir, vous bossez toute l’année pour ces 90 minutes, éclatez-vous ! Et visez la victoire ! Si on va chercher le 2-0 dans la tête, le reste va suivre tout seul ! »

En résumé, qu’il s’agisse d’un lancement de produit ou d’une opération commerciale ; du kick-off d’un projet, d’une partie de foot ou d’une randonnée en montagne ; le bilan / lancement est un outil indispensable pour garantir durablement l’investissement d’une équipe autour d’un projet ambitieux en posant différents jalons qui permettront de minimiser les chances que l’équipe se relâche au beau milieu de l’aventure.

La problématique de la continuité, très présente notamment au sein des équipes commerciales fonctionnant sur des cycles mensuels, permet à chacun de mesurer le chemin parcouru pour reprendre de l’énergie et continuer d’avancer.

Coach, leader, facilitateur, les 7 leçons de management de Mike Horn

Depuis plus de 20 ans, Mike Horn, l’aventurier explorateur qui a fait de sa passion son métier, parcourt les quatre coins du globe pour repousser ses limites et accumuler exploits et records. A force de se retrouver seul face à lui-même, ce solitaire fait également preuve d’une profonde connaissance des ressorts motivationnels que nous avons en chacun d’entre nous. A la lumière des deux expéditions qu’il a effectuées avec Michael Youn et Matt Pokora dans le cadre de l’émission « A l’état sauvage », nous revenons sur ses talents de coach qui ont permis aux deux célébrités de se dépasser et de relever l’immense défi qui s’imposait à eux.

 

Leçon N° 1 : le coach nous aide à voir les choses différemment pour permettre de nous réaliser

« Si vos rêves ne vous font pas peur, c’est qu’ils ne sont pas assez grands. » Voici une formule qui résume assez bien la philosophie de vie du célèbre explorateur.

En effet, un coach a trois missions principales :

  1. Nous (ré)aligner avec qui nous sommes
  2. Nous libérer de nos contraintes pour nous autoriser à rêver
  3. Créer les conditions d’atteinte dudit rêve.

Et c’est précisément ce que fait le coach Mike Horn. A travers son slogan : « Il n’y a qu’une seule limite, celle qui est en nous » apparait son leitmotiv : pousser l’autre au bout de ses limites, dans ses derniers retranchements physiques et psychologiques pour lui révéler qui il est. Et c’est en cumulant la fatigue, la faim, la soif et les conditions extrêmes dans un environnement hostile qu’il pousse l’autre à voir qui il est vraiment.

 

Leçon N°2 : le lancement du projet pour embarquer les équipes

En bon gestionnaire de projet, Mike Horn soigne le lancement de l’épopée en respectant une trame qui va donner envie de s’investir dans l’aventure :

  1. Le contexte et le sens : « Nous sommes au beau milieu de nulle part, nous allons vivre une aventure extraordinaire. Nous allons marcher où personne n’a jamais marché, dormir où personne n’a jamais dormi. Nous allons voir des environnements extraordinaires et repousser les limites pour savoir qui tu es vraiment. »
  2. L’objectif : « Nous allons faire 150 Km en milieu hostile pour retrouver la civilisation. »
  3. L’amplification des difficultés à venir : « ça va être très difficile, c’est tout sauf une promenade de santé, tu n’as jamais été confronté à un défi de cette envergure. »
  4. Le plan d’action et les moyens à disposition : « 6 jours, 5 nuits, 30 Km par jours, des descentes en rappel, 70 Km de dunes… On va prendre le strict minimum, ce que la nature ne peut pas fournir : un hamac, un sac de couchage, un couteau et une gourde pleine pour éviter que le sac ne soit trop lourd. Il va falloir mettre l’énergie au bon endroit pour éviter d’en perdre. »
  5. Règles du jeu et consignes de sécurité : « regarde, observe, soit attentif et vigilant, ton bâton c’est ta ligne de survie, c’est la distance entre la vie et la mort »
  6. Mot d’encouragement pour lancer la première étape.

 

Leçon N° 3 : Regardez les choses de façon positive

C’est sans doute la leçon la plus importante transmise par le coach Mike Horn. « Ton regard crée ton environnement ». Ressasser les problèmes et râler à chaque pas rend l’exercice encore plus dur. Il faut changer ce regard, voir le côté positif des choses en se disant : il n’y a qu’ici et nulle part ailleurs que la vie peut offrir une telle expérience.

Il faut commencer par y croire, être acteur de ses problèmes en y apportant des solutions. « D’un coup, ton univers va s’ouvrir et ton regard sur le monde et sur cette aventure va changer ». En d’autres termes, il ne s’agit pas de croire ce que l’on voit, il s’agit de voir ce que l’on croit. Quand on joue avec cette idée, c’est notre univers tout entier qui est métamorphosé. 

 

Leçon N°4 : le séquencement du temps pour cadencer les efforts

Michael Youn : « tu m’as donné la force d’avancer avec ton histoire de rivière. »

L’idée d’infini est totalement démotivante pour l’être humain. Pour performer dans la durée, l’être humain a besoin de séquences courtes qui lui permettent de mesurer très régulièrement le chemin parcouru, capitaliser sur les succès et reprendre de l’énergie pour continuer. Cette politique des petits pas, Matt Pokora en fera même son nouveau slogan : « Pour aller loin dans la vie, c’est un pas après l’autre. »

C’est une des techniques de coaching que l’explorateur utilise tout au long du voyage et qui garantit que la célébrité dont il a la charge n’abandonne pas au milieu des dunes de sables ou dans la jungle au pied d’un arbre.

Mike Horn séquence donc le trajet journalier en plusieurs petites étapes, à la fois ambitieuses et réalistes, en redonnant à chaque fois du sens et en parlant des bénéfices quand l’étape sera atteinte. « On va arriver là-haut, cela nous permettra de visualiser le chemin le plus direct pour arriver au village, ça va nous permettre d’économiser plusieurs kilomètres de marche. Et en plus le panorama sera magnifique. »

Dernier élément, il ne répond jamais de façon explicite à ses acolytes lorsque ceux-ci le pressent pour savoir « combien il reste de kilomètres aujourd’hui ? ». En revanche, il continue à séquencer le parcours pour donner de la visibilité à court terme. « Regarde, on va en haut de cette montagne et on aura bien mérité une pause ». Il veille à ce que les pauses ne soient pas trop longues, il donne des petites baies énergétiques qui permettent de redonner le petit coup de « boost » qui fait avancer jusqu’à la libération. Tel un équilibriste, il pilote constamment l’énergie pour obtenir le meilleur de l’autre sans jamais atteindre le stade du découragement.

 

Leçon N°5 : la valorisation des efforts et des progrès pour redonner de l’énergie

A chaque étape, Mike Horn fait un bilan positif de ce qui vient d’être accompli pour donner l’énergie de passer à la prochaine étape. Il valorise les progrès, revient sur les difficultés surmontées et il est à l’écoute des sensations de l’autre.

Il valorise par exemple la première descente en rappel et écoute les sensations que Matt Pokora a eu. Il remonte le moral en envoyant des messages très positifs : peu de gens arrivent à faire ce que tu as fait aujourd’hui, c’est normal d’être fatigué. Il note chaque progrès : « tu fais moins de bruit, tu observes, tu te lèves la nuit pour remettre une bûche, je vois que tu t’impliques beaucoup plus et désormais, on est vraiment une équipe. »

Quant au lancement de la séquence suivante, il reprend la trame évoquée précédemment : Sens, objectif, difficultés à venir, moyens pour surmonter les difficultés et encouragement. 

 

Leçon N°6 : l’exemplarité, un prérequis indispensable pour manager

« C’est important que je montre l’exemple, c’est un acte visuel : je suis convaincu que les actions parlent plus fort que les paroles ». Mike Horn

Pour Mike Horn, l’exemplarité n’est pas qu’un simple principe, c’est une condition du succès pour mener l’expérience à son terme. A 50 ans, il affiche une détermination sans faille à chaque instant : son sac est plus lourd (quand il ne porte pas carrément le deuxième sac), il marche plus vite, il ne râle jamais : le rôle de leader charismatique lui va à merveille et lui permet de tirer le binôme vers le haut tout en inspirant le plus grand nombre.

Il montre la voie quand il s’y reprend à deux fois pour atteindre le haut d’un cocotier. A travers cette abnégation, il prouve sa détermination à se dépasser constamment et à ne jamais lâcher. Après une telle prouesse, il est plus difficile pour son binôme de se chercher des excuses pour ne pas se dépasser à son tour.

 

Leçon N° 7 : Pour faire grandir, s’adapter au niveau d’autonomie de l’interlocuteur

La meilleure manière de retenir quelque chose est de vivre une expérience qui va favoriser la prise de conscience, la remise en question et, immédiatement après, une évolution des pratiques. Il s’agit très certainement de la meilleure façon de retenir un enseignement et c’est précisément la clé d’entrée de Mike Horn pour sensibiliser Matt Pokora sur les dangers de la jungle.

Mike Horn commence en effet l’initiation de sa jeune « recrue » par une « learning experience ». Il se camoufle et se place juste à côté de Matt Pokora qui ne se rend compte de rien jusqu’à que celui-ci lui saute (amicalement) dessus.

« Tu es passé à côté de moi sans me voir, il va falloir que tu sois beaucoup plus attentif parce que sinon la jungle va te tuer ».

En bon pédagogue, il sait s’adapter au niveau d’autonomie de son binôme et lui permet de repousser progressivement ses limites au fur et à mesure de l’expédition et l’accompagne pas à pas dans son développement. Le but n’est pas de le décourager mais plutôt de le pousser dans ses retranchements en augmentant la complexité des tâches au fur et à mesure.

En résumé, Mike Horn ; de par son charisme, son expérience, son empathie, son exigence bienveillante, ses conseils, son exemplarité et sa façon de manager un projet ; devient un référent dont le regard pousse l’autre à se dépasser. Dans un rôle de facilitateur de la transition, et en l’espace de cinq jours, il parvient à métamorphoser deux célébrités habituées au confort occidental tant et si bien qu’ils ne souhaitent qu’une chose, poursuivre le voyage pour que l’aventure ne s’arrête pas. C’est la force de ce coach : il est passionné et transmet sa passion à travers une approche de coaching particulièrement cohérente : pousser l’autre dans ses retranchements tout en créant les conditions de la motivation pour l’amener à découvrir qui il est et ainsi le révéler sous son meilleur jour.

2017, comment tenir nos bonnes résolutions au-delà de fin Janvier ?

Tenir une parution hebdomadaire sur un blog, courir trois fois par semaine, manger sain, arrêter de fumer, perdre du poids et parfois tout cela à la fois ; la nouvelle année est souvent la date butoir où l’on décide, « une bonne fois pour toutes », de prendre des engagements et surtout, de s’y tenir dans la durée. En 2007, une étude menée par Richard Wiseman de l’Université de Bristol impliquant 3 000 personnes a démontré que 88% des bonnes résolutions de la nouvelle année échouaient. Dès lors, comment peut-on expliquer que nos résolutions de la nouvelle année ne tiennent généralement pas au-delà de fin janvier ? Quelles stratégies adopter pour tenir vos résolutions dans la durée ? En ce début d’année, voici toutes les clés pour que, cette fois, ça marche pour de bon. Continuer la lecture de « 2017, comment tenir nos bonnes résolutions au-delà de fin Janvier ? »

Energie, confiance, motivation : comment ça marche ?

A l’heure où moins de 15% des salariés sont sincèrement heureux de se lever le matin pour aller au travail et y arrivent énergiques et motivés, pourquoi ne pas commencer par se demander comment se crée l’énergie humaine ? Qu’est-ce qui explique qu’elle fluctue constamment ? Et surtout, comment en donner à nos collaborateurs pour les maintenir durablement à un important niveau de motivation et ainsi permettre à l’ensemble du système d’aller au-delà de ses ambitions ? Continuer la lecture de « Energie, confiance, motivation : comment ça marche ? »

Valoriser un collaborateur : mode d’emploi

Votre collaborateur a pris une excellente initiative ? Peut-être s’est-il démené pendant des mois sur un dossier ?  A-t-il réussi pour la première fois quelque chose de nouveau ou alors a-t-il progressé d’une façon significative sur un de ses axes d’amélioration ? Quoi qu’il en soit, vous êtes épaté et vous voulez le récompenser. Oui mais comment ? Une chose est sûre, un vague compliment atteindra rapidement ses limites.

Continuer la lecture de « Valoriser un collaborateur : mode d’emploi »