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Qu'est-ce que le bonheur sinon l'accord simple entre un individu et l'existence qu'il mène. Albert Camus.

A la découverte des émotions de base

Lâcher prise, intelligence émotionnelle, développement personnel, gestion de projet ou encore accompagnement du changement : de nombreux domaines poussent à s’interroger sur un des sujets anthropologiques les plus complexes : les émotions. Quelles sont telles ? Quelle est leur fonction ? Comment les apprivoiser et les gérer au mieux au quotidien ? Eclairage autour d’une notion qui n’a pas finie de générer des débats auprès des plus éminents experts du sujet.

L’immense majorité des experts semblent s’accorder sur le fait qu’il y a quatre émotions universelles que l’Homme partage avec la plupart des animaux. Il s’agit de la joie, de la colère, de la peur et de la tristesse. Ces quatre émotions de base jouent un rôle déterminant car elles sont absolument indispensables à notre survie et à celle de notre espèce. Certains courants de pensée ajoutent à ces quatre premières émotions le dégout et la surprise.

1.       Les émotions sont toutes utiles donc positives, même si certaines sont désagréables.

Nous avons tendance à penser, de prime abord, qu’il existe des émotions positives telles que la joie et d’autres négatives telles que la colère ou la tristesse. Dans les faits, il n’en est rien. Les émotions ont toutes en effet une fonction clairement définie. Elles ne sont ni un défaut, ni une erreur, ni une punition, mais de puissants et salvateurs signaux d’alerte mis à notre service par la Nature.

Elles existent pour nous transmettre des messages importants sur les évènements significatifs liés à notre environnement et nous incitent à passer à l’action pour nous adapter à un monde en perpétuel mouvement. Elles sont donc toutes utiles et positives même si en effet, certaines sont agréables tandis que d’autres sont désagréables.

Les émotions désagréables signalent ce qui ne va pas, nous offrant ainsi une opportunité de sortir d’une situation dangereuse, de ne pas reproduire les circonstances qui les ont générées. La difficulté, c’est qu’elles s’expriment au travers de tout un tas de réactions mentales et physiques qui nous perturbent suffisamment pour altérer notre réflexion, nos comportements et capacités, et nous tendons à les confondre avec le problème lui-même, alors qu’elles en sont l’indicateur.

2.       La joie

C’est l’émotion de base : notre cerveau cherche en permanence à la reproduire. Elle est destinée à nous faire agir en fonction de ce qui est bon pour notre survie. Boire, manger, dormir, se reproduire : tous ces éléments garantiront notre survie et celle de l’espèce. La joie nous signale que l’on fait quelque chose qui nous convient pour nous inciter à reproduire ce type de comportement.

Qu’elle soit profonde et sereine ou qu’elle suscite l’excitation, la joie, comme toute les émotions, nous envoie un message sur ce dont nous avons besoin. Ici, le message est simple : ce qui nous a procuré cette joie est un bienfait, et en l’identifiant nous pourrons le reproduire à l’avenir.

Allégresse, euphorie, jubilation, liesse, exaltation, enchantement, délectation, ravissement, sous toutes ces formes, la joie est bénéfique à bien des points de vue : elle entraîne la production de tout un tas d’hormones à la fois relaxantes, excitantes et relationnelles.

3.       La peur

Elle est ressentie par l’être humain depuis son enfance. Elle est très nettement reconnaissable lorsqu’elle surgit en présence d’un danger. Initialement, la peur est une émotion essentielle à la survie de tout être vivant. Elle indique effectivement la nécessité de prendre des dispositions rapidement, de façon à échapper à une situation périlleuse. Elle sert, avant tout, à nous protéger. Ce stimulus engendre la stimulation d’une zone du cerveau capable notamment de créer de l’adrénaline. Ces substances existent afin de nous aider à trouver rapidement l’énergie nécessaire à l’élaboration d’une solution. En cas de peur, notre corps est prêt à réagir avec vivacité.

4.       La tristesse

La tristesse signale au groupe que nous avons besoin de réconfort. De plus, cette émotion nous permet de prendre conscience que nous avons subi une perte, que ce soit un être cher ou que quelque chose ne nous est pas ou plus accessible.

Sans tristesse, il nous est impossible de faire notre deuil ou de finalement accepter les changements qui surviennent fatalement dans nos vies.

5.       La colère

La colère surgit lorsque l’équilibre est rompu dans un aspect de notre vie. Le déséquilibre prend la forme générale d’une insatisfaction. Celle-ci peut signifier qu’un besoin est insatisfait, qu’un désir n’est pas comblé, ou peut-être qu’une attente reste sans réponse.

Elle traduit l’insatisfaction et est vécue à l’égard de ce qu’on identifie, à tort ou à raison, comme étant « responsable » de notre frustration. C’est sur cet aspect que la colère se différencie fondamentalement de la tristesse. Dans la tristesse, on est directement en contact avec le manque lui-même, alors que la colère est une réaction à la cause de la frustration. 

La colère est une émotion que nous vivons fréquemment. En effet, il y a de multiples occasions d’insatisfaction durant une journée de vie. Chaque changement perçu comme étant négatif est à l’origine d’un courbe de deuil dont une des étapes les plus visibles est l’expression de notre colère.

Selon l’importance de l’insatisfaction, la colère prend différentes intensités et diverses identités : rancune, révolte, rage, haine. Elle porte un double message : elle signale à la fois l’insatisfaction et ce que nous considérons comme « l’obstacle » à notre bien-être. La colère, en effet, est toujours vécue à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose. On en veut « à » de nous « faire vivre » telle chose. 

La colère déclenche une mobilisation de l’organisme entier. Le rythme cardiaque s’accélère et l’afflux sanguin oxygène davantage les muscles qui sont alors mobilisés et prêt pour le combat.

6.       La surprise

Face à une situation inattendue ou un acte inhabituel, vous êtes étonnée et stupéfaite. Vous venez d’entrer dans un état émotionnel spécifique, appelé surprise. Physiquement, votre bouche est ouverte ; vos yeux aussi, augmentant votre champ visuel afin de détenir plus d’informations sur l’environnement.
En règle générale, cette émotion est de courte durée et disparaît rapidement, souvent au profit d’une autre émotion comme la colère ou la tristesse. En effet, contrairement aux autres émotions de base, la surprise en elle-même est neutre : c’est l’émotion qui la suit directement qui va lui appliquer un caractère positif ou négatif, dépendant de la situation qui l’a provoquée. C’est ainsi que l’on a souvent besoin de préciser si l’on a eu une bonne ou une mauvaise surprise.

7.       Le dégout

Le dégoût est une émotion qui, comme la surprise, ne fait pas l’unanimité en tant qu’émotion de base, selon les courants. Dans tous les cas, le dégoût guide et influence votre comportement au quotidien : par exemple, vous n’allez pas vous asseoir pour déjeuner auprès d’un tas d’immondices, ou bien vous n’allez pas embrasser quelqu’un qui vous répugne

Il permet de nous protéger de diverses maladies ou infections, et agit comme un mécanisme de défense. En effet, en étant dégoûtée par une viande avariée, on ne va pas la consommer, et donc éviter l’indigestion ou l’intoxication alimentaire.

Mais le dégoût va plus loin : il peut être la réponse à une situation ou un acte contraire à notre système de valeurs et que l’on juge immoral. Cela va nous pousser à rejeter la situation ou la personne à l’origine de notre écœurement afin de ne pas y être assimilée.

En résumé, toutes nos émotions ont une utilité majeure, et il suffit de savoir à quoi elles nous servent afin de mieux les apprécier. Il incombe de les connaître et de savoir les identifier lorsqu’elles surviennent. C’est une étape clé dans le processus de la connaissance de soi, et par extension, du lâcher prise.

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