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Qu'est-ce que le bonheur sinon l'accord simple entre un individu et l'existence qu'il mène. Albert Camus.

DiCaprio, la palme de la résilience

Que ce soit dans Titanic, où l’univers tout entier semble comploter pour l’éloigner irrémédiablement de l’être aimé, dans Shutter Island où une île toute entière conspire contre lui, et bien entendu dans The revenant où il doit survivre, seul, dans le grand ouest, DiCaprio brille dans les rôles où le personnage résiste, lutte contre l’adversité et ne renonce jamais.

A l’instar des films « Gladiator », « Le pianiste », « Ray » et plus récemment dans le dantesque « The revenant », le jury des Oscars récompense souvent l’acteur qui incarne l’archétype du brave, celui qui lutte et qui ne renonce jamais ; le tout Hollywood adulant les héros capables de mettre en avant des qualités de courage et de résilience.

Mais au fait, qu’est-ce que la résilience ? Pourquoi ne sommes-nous pas tous égaux face à celle-ci ? Et surtout, quel lien peut-on faire avec les transformations, inhérentes au monde de l’entreprise, que les managers doivent accompagner au quotidien ?

À l’origine, il s’agit d’un terme utilisé en physique pour désigner l’énergie absorbée par un corps lors d’une déformation. Il est notamment utilisé pour évaluer la capacité d’un ressort à retrouver sa forme initiale après avoir subi une pression. Par extension, on a adopté ce terme pour désigner, dans divers domaines, l’aptitude à rebondir ou à subir des chocs sans être détruit.

En psychologie, on s’en sert pour désigner la capacité à surmonter un choc traumatique grave. Il s’agit d’une qualité permettant de survivre aux épreuves majeures et d’en sortir grandi malgré l’importante destruction intérieure, en partie irréversible, subie à l’aune d’un drame. En résumé, c’est la capacité de l’être humain à rebondir face aux épisodes douloureux de l’existence : maladie, deuil, précarité…

Par extension, c’est aussi la capacité d’un collaborateur à accepter facilement des changements majeurs de l’organisation dans laquelle il évolue et à ressortir grandi de ses expériences, quelles qu’elles soient.

Mais alors, comment expliquer que certains d’entre nous sont plus résilients que d’autres ? La résilience est-elle innée ou est-il possible de la cultiver ? Plusieurs études ont démontré que chez certains bébés, la production d’hormones euphorisantes telles que la dopamine ou la sérotonine est naturellement plus élevée et que génétiquement parlant, nous n’avons donc pas tous les mêmes atouts pour surmonter l’adversité, voir en tirer parti.

S’ajoutent à cela les facteurs environnementaux de la prime enfance : un climat familial stable, protecteur, sécurisant et encourageant qui va favoriser l’estime de soi, facteur clé qui permettra de surmonter plus facilement les difficultés et les changements majeurs auxquels nous sommes tous tôt ou tard confrontés.

« Le malheur n’est pas une destinée, rien n’est irrémédiablement inscrit, on peut toujours s’en sortir » Dr Boris Cyrulnik, psychologue français.

Bonne nouvelle pour celles et ceux qui veulent atteindre les sommets comme DiCaprio, l’Homme a la capacité d’accroître sa résilience tout au long de sa vie. Indépendamment de son génome ou de son vécu, il n’est en effet jamais trop tard pour développer ce ressort psychologique extrêmement puissant.

C’est avant tout un niveau de motivation élevé qui permettra à l’individu de réunir les clés nécessaires pour cultiver cette précieuse résilience : être optimiste et enthousiaste quand survient un changement, donner un sens à sa vie en capitalisant sur ses forces et ses passions, s’entourer de personnes positives, être reconnaissant de ce que l’on a, faire le bien autour de soi et entretenir son sens de l’humour. Telle est la liste non exhaustive des pistes à explorer pour développer ce levier psychologique essentiel à la quête du bonheur qui anime chacun d’entre nous.

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